Le président de WCS Canada témoigne sur l'ordonnance d'urgence concernant le caribou
Justina Ray, présidente de la WCS Canada, a témoigné aujourd'hui devant le Comité permanent de l'environnement et du développement durable au sujet de l'ordonnance d'urgence du gouvernement fédéral pour la protection du caribou boréal en vertu de la Loi sur les espèces en péril.
Dans son allocution, la présidente de WCS Canada, Justina Ray, a déclaré :
"Les Premières Nations, la société civile et les scientifiques peuvent constater que les mesures visant à favoriser le rétablissement des caribous mises en œuvre par le gouvernement du Québec se sont avérées inadéquates depuis plus d'une décennie, malgré leur objectif maintes fois énoncé d'atteindre des populations de caribous autosuffisantes.
"Les preuves scientifiques appuyant la nécessité d'une intervention d'urgence sont claires et convaincantes. Retarder la mise en œuvre de ce qui est en fin de compte une réponse limitée à la nature de la crise actuelle augmente le risque de pertes irréversibles et rend les efforts de rétablissement futurs coûteux et complexes.
"L'ordonnance d'urgence proposée est une mesure palliative essentielle conçue pour faire face à une crise immédiate. Bien qu'il doive être mis en œuvre, des solutions plus permanentes et systémiques doivent également être élaborées pour respecter les engagements publics de longue date de ne pas simplement prévenir l'extinction, mais de rétablir activement le caribou au Québec."
Autres points clés :
- Notre examen des preuves montre que l'ordonnance aurait pu être appliquée à d'autres troupeaux du Québec qui sont également en très mauvais état.
- La portée de l'ordonnance d'urgence est conservatrice, avec des zones d'intérêt limitées dans chaque aire de répartition et des interdictions qui ne restreignent pas les activités minières.
- Ceux qui ne sont pas à l'aise avec les résultats des évaluations scientifiques ont l'habitude de réclamer des études supplémentaires. Le caribou boréal est l'une des espèces sauvages les plus étudiées au Canada. Les recherches montrent systématiquement que les perturbations de l'habitat entraînent un déclin des populations, et cette relation a été documentée à plusieurs reprises dans de nombreuses juridictions, et reconnue par les gouvernements, y compris celui du Québec.


